Transversale : le requiem du basketball béninois

Fieffé, Onifadé Ismahinl, président de la Fédération béninoise de basketball (Fbbb) et ses strapontins dans un pacte contraignant ont mis la balle au panier dans un immobilisme béant. Successeur d’Alex Paraïso en 2017, l’«Empereur» d’Elan basketball club se       tourne les pouces et peine à harponner le bon bout bien qu’il en connaisse un rayon. Et c’est le lieu de rendre un hommage mérité à la brave Dame Célestine Adjanohoun qui avait sauté le pas pour parachever la métamorphose à la tête de cette discipline sortie de l’anonymat.
Le changement terminé, la barre a été mise trop haut pour ses successeurs qui devraient proposer une offre excédentaire en cinq sec. Et si cahin-caha le président Paraïso avait la bille en tête au cours de son mandat, son successeur continue de battre de l’eau. Pourtant, il avait une chance de pendu pour réussir sa mission. Dans un panorama idyllique, il a voulu enclencher certaines réformes en méconnaissance des textes qui régissent la Fédération béninoise de basketball.
Accueillies avec enthousiasme par ses joyeux drilles, ces réformes ont plombé la pratique de la discipline et l’ont mise en chute libre sans vitesse initiale.Le pedigree conçu sous l’ère Adjanohoun et perpétué au temps de Paraïso a été génétiquement modifié sous Onifadé. En lieu et place d’une Assemblée générale souveraine pour adopter le programme d’activités et procéder au vote du budget, les acteurs, goguenards ont eu droit à un Conseil fédéral. Et dans la perspective de faire du populisme, le montant des transferts qui, autrefois était de 150.000 Fcfa et permettait aux clubs de survivre est ramené à 25.000 Fcfa avec un dividende de 15.000 Fcfa pour le club formateur.
Ce qui a décimé le peu de clubs qui s’échinent pour animer la discipline et a aussi émoussé les ardeurs. Conséquences, le championnat a perdu de son contenu et après les phases départementales qui se sont jouées en 3 ou 4 rencontres, la phase finale synonyme des play-offs n’a pu avoir lieu. Une situation qui a eu un effet néfaste sur les différentes équipes engagées dans les différentes compétitions. Le comble, le Bénin dégringole dans le classement Fiba. Il passe ainsi de la 104è à la 144è place.
Par ailleurs et dans le pire des cas, dans sa quête de faire preuve d’une gestion originale, les frais d’assurance cotisés par les clubs pour les athlètes ne sont pas encore payés. A cela, il faut non seulement ajouter le refus catégorique des délégués de voter le rapport financier du président mais aussi les micmacs entre la Fédération et les services financiers du ministère des Sports. Toutes les tentatives ourdies pour faire voter ce rapport financier sous réserve des preuves comptables supplémentaires par les commissaires au compte sont restées vaines. In fine, une Assemblée générale est prévue pour se tenir dans le premier trimestre de l’année 2020 dans l’espoir de relancer le partenariat.
Gérer à la petite semaine une discipline aussi importante que prioritaire pour le gouvernement dans son PAG avec 45 millions de subvention, aura une odeur passagère. La maladie empire et l’affaire est désormais dans le sac. Et les piteux résultats enregistrés sont symptomatiques de la baisse drastique du niveau des athlètes qui ne disposent pas de la compétition dans les jambes. Annoncée à grands renforts sur les réseaux sociaux, la participation du Bénin à la 3è édition de la Can de basketball 3X3 a été un fiasco et la délégation est rentrée au pays sur la pointe des pieds, la queue entre les jambes. « Le génie commence les beaux ouvrages, mais le travail seul les achève », dixit Joseph Joubert.
Ambroise ZINSOU ( Photo : Africa Top Sports)

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